Le président américain, Donald Trump desserre l’étau et évoque un accord stratégique avec l’Otan autour du Groenland danois

le Président des Etats-Unis, Donald Trump a assoupli ce mercredi 21 janvier, certaines de ses menaces les plus virulentes concernant le Groenland, affirmant avoir trouvé les bases d’un futur accord avec l’Otan sur l’île arctique danoise en annonçant en même temps, son intention de renoncer à ce stade, à l’imposition de nouveaux droits de douane contre plusieurs pays de l’Union européenne (UE) à compter du 1er février prochain.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a indiqué s’être entretenu sur ce dossier, avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. 

«Nous avons établi le cadre d’un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, l’ensemble de la région de l’Arctique», a écrit le chef de l’État américain, ajoutant que «sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février».

Cette annonce marque un revirement après la décision de Washington de brandir la menace de surtaxes douanières de 25 % à l’encontre de huit pays européens, dont la France et le Danemark. Ces mesures visaient à sanctionner leur opposition au projet américain de prise de contrôle du Groenland, un territoire autonome rattaché au royaume danois.

Malgré cette inflexion, l’Union européenne maintient la tenue ce jeudi, d’un sommet extraordinaire consacré à la réponse à apporter aux pressions américaines. Cette «réunion se tiendra comme prévu», a confirmé un porte-parole du Conseil européen à Bruxelles.

Donald Trump a par ailleurs, précisé que les discussions sur le Groenland seraient conduites par le vice-président J.D. Vance, le secrétaire d’État, Marco Rubio et l’émissaire spécial, Steve Witkoff. 

Interrogé ultérieurement sur CNBC, le président américain a reconnu la complexité du dossier, évoquant un accord «durable» qui sera détaillé ultérieurement. Plus tôt dans la journée, il avait réaffirmé à Davos, son ambition de placer le Groenland sous contrôle américain, tout en assurant ne pas vouloir recourir à la force. «On pensait que j’utiliserais la force, mais je n’en ai pas besoin», a-t-il déclaré, alors que Washington a récemment averti que toutes les options restaient envisagées.