La Chine a vivement critiqué les Etats-Unis lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, les accusant de manquer de légitimité pour commenter la situation en mer de Chine méridionale.
Pékin estime que Washington n’était «pas qualifié» pour se poser en arbitre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), selon des informations rapportées mardi par les médias publics chinois.
S’exprimant lundi devant le Conseil de sécurité, le représentant permanent de la Chine auprès de l’ONU, Fu Cong a dénoncé ce qu’il a qualifié de déclarations «trompeuses et calomnieuses» de la délégation américaine concernant les différends maritimes dans cette région stratégique.
«Les États-Unis ne sont pas un Etat partie à la CNUDM et sont d’autant moins qualifiés pour agir en tant que juge de cette convention ou dicter leur conduite aux autres pays», a déclaré Fu Cong en réponse aux propos tenus par la représentante adjointe des États-Unis auprès de l’ONU, Tammy Bruce.
La diplomate américaine avait exprimé l’inquiétude de son pays face à ce qu’elle a décrit comme des «revendications maritimes expansives et illégales» de la Chine en mer de Chine méridionale, estimant qu’elles ne reposaient sur aucun fondement juridique au regard du droit international.
En revanche, Fu Cong a réaffirmé que la Chine disposait d’une «souveraineté incontestable» sur les îles concernées et leurs eaux adjacentes, invoquant des arguments à la fois historiques et juridiques. Il a également accusé Washington d’ignorer délibérément les faits et de chercher à attiser les tensions régionales.
Selon le diplomate chinois, les États-Unis contribuent à l’instabilité en déployant des armes offensives et en multipliant les patrouilles de navires de guerre et de survols de ses avions militaires dans la région, sous couvert d’opérations de «liberté de navigation» maritime et aérienne. Ces initiatives, a-t-il conclu, constitueraient une source majeure de pressions et de provocations.

