Donald Trump a annoncé dans la soirée du jeudi 29 janvier, avoir demandé « personnellement » au président russe, Vladimir Poutine de suspendre les frappes sur Kiev et d’autres grandes villes ukrainiennes pendant une semaine, une requête que le chef du Kremlin aurait, selon lui, acceptée.
Cette annonce intervient alors que l’Ukraine traverse une vague de froid polaire intense et se prépare au nouveau round de discussions directes avec la Russie prévu dimanche aux Émirats arabes unis.
« J’ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas faire feu sur Kiev et les autres villes pendant une semaine et il a accepté », a déclaré le président américain lors d’un conseil des ministres, évoquant des conditions météorologiques « exceptionnelles » et une situation humanitaire aggravée par les coupures massives d’électricité et de chauffage causées par les frappes russes.
La Maison Blanche n’a fourni aucun détail sur les modalités exactes de cette trêve surprise. Dans les heures suivant l’annonce, l’Ukraine a pourtant été la cible de nouvelles attaques aux drones russes.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée de l’air ukrainienne a fait état du lancement d’un missile balistique Iskander-M et de 111 drones d’attaque russes ayant ciblé quinze sites distincts. Selon les autorités militaires, 80 drones ont été interceptés.
Le Centre hydrométéorologique ukrainien a par ailleurs alerté sur une vague de froid extrême attendue de dimanche à mardi, avec des températures nocturnes pouvant atteindre –20 à –27 °C, voire –30 °C dans certaines régions, accentuant les risques pour la population civile.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Washington pour ses « efforts visant à mettre fin aux attaques contre le secteur énergétique ». Toutefois, dès jeudi soir, le gouverneur de la région de Zaporijjia a signalé une frappe russe ayant endommagé un immeuble résidentiel dans la capitale régionale.
Face à ces préoccupations croissantes, l’Agence internationale de l’énergie atomique réunit vendredi son conseil des gouverneurs, à la demande de plusieurs États membres alarmés par les conséquences des attaques russes sur la sécurité nucléaire et le réseau énergétique ukrainien, déjà sévèrement fragilisé par des mois de bombardements.

