Le Parti du Pouvoir Populaire (PPP), principal parti de l’opposition en Corée du Sud, a affirmé lundi 16 mars, que toute décision visant à envoyer des navires de guerre au Moyen-Orient pour soutenir les forces navales américaines dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, devrait impérativement recevoir l’aval du Parlement sud-coréen.
La position du PPP sud-coréen intervient dans un contexte de forte tension au Moyen-Orient et de pressions internationales pour garantir la libre circulation maritime dans ce passage stratégique.
Lors d’une réunion du conseil suprême du parti, le chef du groupe parlementaire du PPP, Song Eon-Seog a souligné la gravité d’une telle décision.
«Déployer notre armée dans une zone où le risque d’engagement armé est élevé, constitue une décision d’une extrême importance », a-t-il déclaré, rappelant qu’une telle initiative devrait être soumise à l’approbation de l’Assemblée nationale, conformément à la Constitution et aux lois en vigueur dans le pays.
Ces déclarations font suite à l’appel lancé samedi dernier, par le président américain, Donald Trump à plusieurs pays notamment la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni afin qu’ils participent à la sécurisation du détroit d’Ormuz pour le maintenir « ouvert et sûr » au trafic maritime. Le bureau présidentiel sud-coréen a, pour sa part, indiqué dimanche que Séoul examinerait « avec prudence » la demande américaine.
La fermeture de cette voie maritime par l’Iran, dans un contexte d’affrontements avec les États-Unis et Israël, a contribué à une flambée des prix du pétrole sur les marchés internationaux.
Depuis le 1er mars, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz à la suite des frappes conjointes menées depuis le 28 février par Israël et les États-Unis contre des cibles iraniennes, attaques qui ont fait près de 1.300 morts, dont le guide suprême Ali Khamenei et des dégâts matériels importants.
En représailles, Téhéran a lancé des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs États du Golfe producteurs de gaz et de pétrole et qui abritent des bases militaires américaines.
Avant l’escalade du conflit, près de 20 millions de barils de pétrole transitaient chaque jour par ce passage stratégique, dont la perturbation alimente désormais l’inquiétude des marchés énergétiques mondiaux.

