Israël a signalé mardi un nouveau tir de missiles en provenance de l’Iran, quelques heures seulement après l’annonce par Tel-Aviv de la mort d’un haut responsable iranien chargé des questions de sécurité nationale. Cet épisode illustre la poursuite de l’escalade militaire qui oppose l’État hébreu, soutenu par les États-Unis, à la République islamique d’Iran.
Selon la chaîne israélienne Channel 12, des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités de la Galilée occidentale, dans le nord d’Israël, signalant l’approche de missiles. Les systèmes de défense aérienne ont été activés dans la région afin d’intercepter les projectiles.
Dans l’immédiat, aucune information officielle n’a été communiquée sur d’éventuels blessés ou sur l’ampleur des dégâts matériels causés par cette attaque.
Ce nouvel épisode survient peu après une déclaration du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, affirmant qu’une frappe israélienne menée dans la nuit avait tué Ali Larijani, présenté comme le chef du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran. À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été publiée par les autorités iraniennes concernant la mort de ce responsable.
Les tensions entre les deux pays se sont considérablement aggravées depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé une offensive militaire conjointe contre des cibles iraniennes. Selon des estimations évoquées par plusieurs sources, ces opérations auraient déjà fait environ 1.300 morts, parmi lesquels figurerait l’ancien Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
En réponse à ces frappes, Téhéran a multiplié les attaques de drones et de missiles contre plusieurs pays de la région. Outre Israël, des cibles ont été signalées en Jordanie, en Irak ainsi que dans plusieurs États du Golfe abritant des bases militaires américaines.
Cette confrontation militaire a déjà entraîné des pertes humaines et d’importants dégâts aux infrastructures. Elle commence également à avoir des répercussions au-delà du théâtre régional, perturbant certains marchés internationaux et contraignant plusieurs compagnies aériennes à modifier ou suspendre leurs routes dans la région.

