Le gouvernement néo-zélandais devrait présenter mercredi un projet de loi visant à renforcer son cadre migratoire, dans un contexte de préoccupations croissantes liées à la sécurité et à l’intégrité du système.
Intitulé «Immigration (Risk Management Strengthening) Bill», ce texte entend introduire des ajustements jugés « ciblés et pragmatiques » afin de mieux répondre aux défis contemporains.
Dans un communiqué officiel, les autorités néo-zélandaises ont réaffirmé l’importance de l’immigration pour l’économie nationale, tout en soulignant la nécessité de mieux encadrer certains risques. La ministre de l’Immigration, Erica Stanford, a insisté sur la volonté du gouvernement de continuer à attirer des travailleurs qualifiés, tout en intensifiant la lutte contre l’exploitation des migrants et les activités criminelles liées à l’immigration.
Le projet de loi prévoit ainsi une série de mesures destinées à doter les autorités d’outils « appropriés et proportionnés » pour faire face aux menaces identifiées.
Parmi les dispositions phares figure l’allongement de la période durant laquelle un résident peut être expulsé pour des crimes graves, celle-ci passant de 10 à 20 ans. Cette mesure vise à renforcer la capacité des autorités à agir contre les individus présentant un risque pour la sécurité publique.
En parallèle, un document parlementaire accompagnera le texte afin de proposer des ajustements supplémentaires concernant le traitement des demandes d’asile. Il prévoit notamment de prendre en compte les crimes graves commis sur le territoire néo-zélandais avant l’octroi du statut de réfugié, une évolution significative dans l’évaluation des dossiers.
Le gouvernement souhaite également mieux encadrer les comportements jugés abusifs, notamment les demandes déposées de mauvaise foi ou les refus de se soumettre aux procédures biométriques.
Selon les autorités, une quinzaine de demandeurs d’asile actuellement recensés ont été condamnés pour des infractions graves, allant du meurtre aux crimes sexuels, en passant par le trafic de drogue et l’incendie criminel.
Le projet de loi devrait être examiné en première lecture dans les prochaines semaines, avant d’entamer le processus parlementaire habituel. Par cette réforme, Wellington entend renforcer la crédibilité de son système migratoire tout en préservant son attractivité.

