L’Iran affirme maîtriser pleinement le trafic dans le détroit d’Ormuz

Les autorités iraniennes ont affirmé, lundi, exercer un «contrôle ferme» sur le golfe Persique et le stratégique détroit d’Ormuz, insistant sur leur capacité à garantir la sécurité régionale sans intervention extérieure. 

Dans un communiqué relayé par la chaîne publique iranienne Press TV, le quartier général du commandement militaire iranien, Khatam al-Anbiya a souligné que les forces iraniennes «gèrent le détroit avec compétence et autorité».

Selon ce commandement, la puissance militaire de Iran rend inutile tout recours à des mesures extrêmes telles que le minage des voies maritimes. «La sécurité sera assurée par tous les moyens nécessaires», a-t-il précisé, tout en affirmant que les forces iraniennes, en coordination avec leurs alliés régionaux, sont en mesure de faire face aux menaces des États-Unis et d’Israël.

Le détroit d’Ormuz, passage clé du commerce énergétique mondial, connaît de fortes perturbations depuis début mars. Près de 20 millions de barils de pétrole y transitent quotidiennement en temps normal. Les tensions actuelles ont entraîné une hausse notable des coûts du transport maritime ainsi qu’une augmentation des prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Cette situation s’inscrit dans une escalade régionale plus large, amorcée le 28 février à travers une offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran. Selon plusieurs bilans, ce conflit a déjà fait plus de 1.340 morts, dont le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, figure centrale du pouvoir à Téhéran.

En représailles, l’armée iranienne a lancé des frappes de drones et de missiles en plein territoire israélien, mais également contre des pays arabes du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces attaques ont causé des pertes humaines, endommagé des infrastructures et accentué les perturbations dans les secteurs du transport aérien et maritime et des marchés énergétiques.

Dans ce contexte hautement volatil, les déclarations iraniennes traduisent une volonté affirmée de souveraineté, tout en renforçant les craintes d’un embrasement régional aux conséquences économiques et sécuritaires majeures imprévisibles.