Face à l’escalade des tensions internationales, le pape Léon a renouvelé mardi 24 mars, son appel pressant à un cessez-le-feu au Moyen-Orient et dans d’autres zones de conflit, exhortant les responsables politiques à privilégier la voie du dialogue pour mettre fin aux violences.
S’exprimant devant la presse à Castel Gandolfo, le souverain pontife a insisté sur la nécessité de construire la paix sans recourir aux armes. «Je souhaite renouveler l’appel à un cessez-le-feu, à œuvrer pour la paix, mais non avec les armes — avec le dialogue », a-t-il déclaré, mettant en garde contre une aggravation continue de la situation.
Selon lui, la montée de la haine et de la violence entraîne des conséquences humaines dramatiques, avec plus d’un million de personnes isolées et un lourd bilan en vies humaines.
Le chef de l’Église catholique a également appelé à une mobilisation sincère des autorités pour favoriser des solutions pacifiques. « Nous voulons prier pour la paix, mais j’exhorte toutes les autorités à véritablement œuvrer, par le dialogue, à la résolution des problèmes», a-t-il insisté.
Lors de l’Angélus dominical, le pape s’était déjà dit profondément préoccupé par la dégradation de la situation au Moyen-Orient et dans d’autres zones de conflit. Il a dénoncé les souffrances infligées aux populations civiles.
Qualifiant les guerres en cours de « scandale pour toute la famille humaine », le souverain pontife a déclaré que «nous ne pouvons pas rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes sans défense».
Cet appel intervient dans un contexte de fortes tensions depuis l’offensive lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre Iran, qui a déjà occasionné la mort de plus 1.300 morts, dont l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël et plusieurs pays de la région, ce qui n’a fait qu’aggraver l’instabilité et perturber les marchés internationaux de l’énergie ainsi que le trafic aérien.

