A l’approche de la visite officielle du président des Etats-Unis, Donald Trump à Pékin, prévue les 14 et 15 mai, la Chine a réaffirmé jeudi la place centrale qu’occupe la question taïwanaise dans ses relations avec les États-Unis, a indiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d’un point de presse à Pékin.
«La question de Taïwan se situe au cœur des intérêts fondamentaux de la Chine et constitue le fondement politique des relations sino-américaines», a déclaré Lin Jian, cité par le média d’État chinois Global Times.
Pékin insiste régulièrement sur le respect du principe d’«une seule Chine», que les dirigeants chinois considèrent comme une ligne rouge diplomatique incontournable dans les rapports de la Chine avec Washington.
Lors de son déplacement en Chine, le président américain Donald Trump sera reçu par son homologue chinois, Xi Jinping, dans le cadre d’un sommet bilatéral très attendu, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les deux puissances sur les questions de sécurité, de commerce et de technologie.
Le porte-parole, Lin Jian a également rappelé que les États-Unis sont tenus de respecter les trois communiqués conjoints sino-américains ainsi que les engagements pris par les précédentes administrations américaines concernant Taïwan, lesquels engagements, a-t-il insisté, relèvent des obligations internationales de Washington.
Les relations entre Pékin et Taipei demeurent particulièrement sensibles, notamment en raison du soutien militaire américain à l’île taïwanaise, dont les États-Unis sont le principal fournisseur d’armes.
L’administration Trump avait approuvé l’année dernière, des ventes d’armes record à Taïwan, d’un montant de 11 milliards de dollars, suscitant une vive réaction de Pékin qui avait décrété des sanctions contre plusieurs entreprises américaines relevant du secteur de la défense.
Par ailleurs, Taïwan a récemment reçu un dernier lot de chars de combat américains dans le cadre d’un contrat évalué à près de 1,28 milliard de dollars.
Interrogé sur des informations du Wall Street Journal évoquant d’éventuelles discussions sino-américaines sur l’intelligence artificielle lors du sommet, le porte-parole chinois s’est contenté de confirmer que les deux parties maintiennent des échanges concernant la préparation de la visite présidentielle.

