Le président américain, Donald Trump et son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva ont affiché jeudi leur satisfaction à l’issue d’une longue entrevue à la Maison Blanche, marquant une volonté de rapprochement diplomatique malgré des désaccords persistants sur plusieurs dossiers internationaux, notamment la guerre contre l’Iran.
Au terme de plus de deux heures et demie d’entretiens, Donald Trump a salué sur son réseau Truth Social, une réunion «très positive» avec «le très dynamique président du Brésil». Les discussions ont porté principalement sur les relations commerciales et les droits de douane, dans un contexte d’apaisement progressif entre les États-Unis et le Brésil après plusieurs mois de tensions diplomatiques.
De son côté, Lula, âgé de 80 ans, s’est déclaré « très, très satisfait » de cet entretien, évoquant une relation «sincère» avec son homologue américain.
Le président brésilien, connu pour ses positions de gauche, a toutefois maintenu ses divergences avec Washington sur les crises internationales. Opposé à l’intervention américaine aux côtés d’Israël contre l’Iran, il a néanmoins assuré ne pas vouloir transformer ces désaccords en conflit personnel avec Donald Trump.
Les relations bilatérales entre les deux pays, s’étaient nettement dégradées après l’incarcération de l’ex-président brésilien, Jair Bolsonaro, allié politique de Donald Trump, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État. Depuis cette date, le contexte régional a évolué avec le renversement de Nicolás Maduro au Venezuela et le durcissement de la politique étrangère américaine en Amérique latine.
Au-delà des enjeux politiques, les deux dirigeants ont également abordé la coopération bilatérale dans les domaines sécuritaire et économique. Brasilia s’est dite prête à renforcer la lutte contre le crime organisé à travers un partenariat régional élargi. En revanche, les États-Unis s’intéressent plutôt aux importantes réserves brésiliennes de terres rares, des minerais stratégiques pour l’industrie technologique mondiale et particulièrement américaine.
Lula a toutefois rappelé que le Brésil entend préserver sa souveraineté économique en privilégiant des partenariats diversifiés avec les États-Unis, la Chine et l’Europe afin de développer localement sa chaîne de valeur industrielle.

