L’Union européenne (UE) a décidé de lever les sanctions visant les ministres syriens de l’Intérieur et de la Défense, marquant un tournant significatif dans sa politique à l’égard de Damas après des années de rupture diplomatique sous le régime de Bachar al-Assad, a annoncé hier lundi, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles.
Elle a précisé que cette décision s’inscrit dans une volonté de «réinitialiser» les relations avec la Syrie et d’accompagner la transition politique engagée dans le pays.
Les États membres de l’UE ont également convenu de réactiver pleinement l’accord de coopération entre l’Union européenne et la Syrie, jusque-là partiellement suspendu. Bruxelles prévoit en outre l’ouverture d’un dialogue politique de haut niveau avec les autorités syriennes, illustrant une nouvelle phase de rapprochement diplomatique.
Parallèlement, les ministres européens ont abordé les tensions croissantes au Moyen-Orient, notamment dans le détroit d’Ormuz. Kaja Kallas a indiqué que l’Union européenne envisageait d’accélérer sa coopération en matière de sécurité et de défense dans cette zone stratégique, dans un contexte marqué par les récentes tensions impliquant l’Iran.
Les discussions ont également porté sur le renforcement de la mission navale européenne Aspides, destinée à garantir la sécurité maritime et la liberté de navigation dans la région. Plusieurs États membres ont par ailleurs évoqué la possibilité de nouvelles mesures commerciales visant les colons israéliens en Cisjordanie.
Concernant l’Ukraine, les ministres ont estimé que Kiev se trouvait dans une situation plus favorable qu’il y a un an sur le plan militaire et diplomatique. Les échanges ont notamment porté sur les garanties de sécurité en cas de cessez-le-feu et sur l’accélération du processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
Kaja Kallas a salué au passage, les « progrès de réforme remarquables » réalisés par Kiev et plaidé pour l’ouverture de tous les chapitres de négociation avant l’été, afin de maintenir l’élan européen autour de la candidature ukrainienne.

