Si le programme des aides sociales directes (ASD) a permis de soutenir 3,9 millions de ménages, au moins 40% des bénéficiaires souhaitent un accompagnement vers l’emploi ou une activité génératrice de revenu, révèle l’Agence Nationale du Soutien Social (ANSS).
Une enquête de terrain menée par l’ANSS, un an et demi après le lancement du programme, montre que 60% des bénéficiaires se déclarent prêts à renoncer aux ASD en contrepartie d’une opportunité d’emploi stable, alors que 87% d’entre eux disent se sentir mieux depuis le début des aides et 75% constatent une baisse de leur anxiété financière.
L’enquête souligne une adhésion forte au dispositif des ASD et une utilisation ciblée des aides vers les besoins vitaux, les dépenses étant principalement consacrées à l’alimentation, la santé, le logement et l’éducation, confirmant le rôle des ASD comme filet de sécurité pour les ménages vulnérables, indique l’ANSS dans un communiqué.
En outre, 45% des ménages ont pu rembourser tout ou partie de leurs dettes et 46 % déclarent mieux faire face aux chocs sans recourir à un nouvel endettement. Mais si le bilan est positif, les bénéficiaires expriment deux besoins pour l’avenir, qui valident la feuille de route de l’ANSS.
Le premier concerne une aspiration marquée à l’autonomie économique, d’autant plus que près de 40% des répondants sollicitent un accompagnement vers l’insertion professionnelle ou l’initiation d’une activité génératrice de revenu.
Fait notable, 60% des bénéficiaires se déclarent prêts à renoncer aux ASD en contrepartie d’une opportunité d’emploi stable.
Le second besoin aspire à plus de clarté à travers une communication plus ciblée sur les critères d’éligibilité et les voies de recours.

