Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé dans la soirée du mardi 14 juillet, l’achèvement d’une nouvelle vague de frappes aériennes contre l’Iran, ciblant des dizaines d’objectifs militaires situés à proximité du détroit d’Ormuz ainsi que dans plusieurs zones côtières du pays.
Le CENTCOM a précisé dans un communiqué, que des avions de combat, des drones et des bâtiments de guerre américains ont mené, durant une opération de sept heures, des frappes de précision contre des sites de missiles et de drones iraniens, des capacités navales ainsi que des systèmes de défense côtière.
Selon l’armée américaine, ces actions visaient à réduire davantage les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale internationale et la sécurité des équipages civils transitant par le détroit d’Ormuz, un axe stratégique du commerce mondial notamment des produits énérgétiques.
L’armée américaine a également indiqué que ses frappes ont coïncidé avec la reprise, le même jour, du blocus naval imposé aux navires à destination ou en provenance des ports et des zones côtières iraniennes. «Les forces américaines restent vigilantes, pleinement opérationnelles et prêtes à exécuter les ordres du commandant en chef », a souligné le CENTCOM.
Quelques heures auparavant, le président américain, Donald Trump avait affirmé que les opérations militaires contre l’Iran allaient se poursuivre et s’intensifier dans les prochains jours, avertissant que les États-Unis pourraient, dès la semaine prochaine, cibler des infrastructures stratégiques, notamment des centrales électriques et des ponts, si Téhéran refusait de reprendre les négociations.
Cette nouvelle montée des tensions dans le Moyen-Orient intervient alors que les deux pays poursuivent leurs échanges d’attaques malgré l’existence d’un mémorandum d’entente négocié sous médiation pakistanaise, destiné à favoriser une désescalade et à ouvrir la voie à un accord de paix durable.
Dans ce contexte, l’Iran a saisi les Nations unies en accusant les États-Unis de violer le mémorandum conclu à Islamabad et de commettre des actes constitutifs de crimes de guerre, accentuant encore les tensions diplomatiques autour de ce dossier.

