Le Pakistan plaide pour une reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran

La médiation pakistanaise a renouvelé son appel aux États-Unis et à l’Iran afin qu’ils mettent un terme à leurs échanges de frappes et reprennent les négociations techniques prévues dans le cadre du mémorandum d’entente d’Islamabad qui constitue de l’avis des médiateurs pakistanais, le principal cadre diplomatique destiné à favoriser un règlement durable de la crise.

S’exprimant lors d’un point de presse à Islamabad, le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, a exhorté l’ensemble des parties à faire preuve de la plus grande retenue, affirmant que toute nouvelle escalade risquerait de compromettre davantage la paix et la stabilité régionales, alors que les affrontements se poursuivent depuis plusieurs jours.

Le responsable pakistanais a assuré que son pays demeurait convaincu que le dialogue et la diplomatie constituaient les seuls moyens de parvenir à une paix durable et que les différends internationaux ne peuvent être résolus que par des négociations, précisant qu’Islamabad poursuivait ses contacts avec les principaux acteurs afin de favoriser un apaisement des tensions.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis et l’Iran continuent d’échanger des frappes dans un climat marqué par de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Le mois dernier, les présidents américain et iranien avaient signé le mémorandum d’Islamabad, établissant une période de 60 jours consacrée à des négociations en vue d’un accord définitif destiné à mettre un terme au conflit. Malgré les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de cet engagement, Tahir Andrabi a estimé que ce document demeurait un cadre crédible pour promouvoir la paix, le respect mutuel et une prospérité partagée.

Le Pakistan a également réaffirmé son soutien à la reprise des discussions techniques, conformément au mémorandum d’entente et à la déclaration conjointe Pakistan-Qatar du 22 juin. Après la signature de l’accord provisoire, des délégations américaine et iranienne s’étaient déjà rencontrées en Suisse sous la médiation du Pakistan et du Qatar.

Évoquant les répercussions économiques de la crise, Islamabad a insisté sur les conséquences de l’instabilité dans le détroit d’Ormuz sur l’approvisionnement énergétique mondial, le commerce international et la sécurité alimentaire.

Le gouvernement pakistanais a enfin exprimé l’espoir d’un retour rapide à la normale, tout en appelant à garantir durablement la sûreté et la liberté de navigation maritime dans cette voie stratégique.