L’Union européenne (UE) a salué ce jeudi 16 juillet, la tenue de la session inaugurale du nouveau Parlement syrien, qu’elle considère comme une étape importante dans le processus de transition politique engagé en Syrie.
Dans une déclaration publiée au nom des Vingt-Sept, la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a souligné le rôle central que devra jouer la nouvelle Assemblée du peuple dans la construction d’un avenir politique répondant aux attentes de l’ensemble des composantes de la société syrienne.
Selon la responsable européenne, le Parlement syrien sera appelé, dans le cadre d’une transition « menée et dirigée par les Syriens eux-mêmes », à remplir des missions essentielles, notamment l’élaboration d’une nouvelle Constitution et la mise en œuvre de réformes institutionnelles majeures destinées à jeter les bases d’un État stable et durable.
L’UE estime que la réussite de cette transition dépendra de la capacité de l’institution parlementaire à favoriser l’émergence d’un système politique inclusif, fondé sur l’État de droit, le pluralisme politique ainsi que l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles.
Bruxelles a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à accompagner la Syrie dans ses efforts de redressement et de reconstruction, tout en poursuivant son assistance humanitaire afin de garantir l’accès des populations les plus vulnérables aux services essentiels. L’Union et ses États membres se sont également déclarés disposés à coopérer avec le Parlement syrien afin de renforcer les capacités institutionnelles, promouvoir la bonne gouvernance et soutenir le respect du droit international ainsi que de la Charte des Nations unies.
La session inaugurale de l’Assemblée du peuple s’est tenue dimanche dernier à Damas, en présence du président, Ahmad al-Charaa et de plusieurs hauts commis de l’État, quelques jours après la publication d’un décret présidentiel désignant les 210 membres du Parlement, dont 70 nommés directement par le chef de l’État et 140 élus par les organes électoraux provinciaux, conformément au système électoral provisoire.
La mise en place de cette nouvelle institution constitue une étape majeure dans la reconstruction des institutions syriennes après la chute du régime du dictateur Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024, mettant fin à plusieurs décennies de domination du pouvoir à Damas, par le Parti Baas.

