Le Kremlin officialise à un jour d’intervalle le départ des ambassadeurs russes en France et au Royaume-Uni

Le Kremlin a officialisé les départs d’Alexeï Mechkov de l’ambassade de Russie en France et d’Andreï Keline de celle du Royaume-Uni, à travers deux décrets présidentiels datés des 24 et 25 septembre 2026. Les deux décisions interviennent à un jour d’intervalle, sans que les textes ne précisent de lien entre elles ni les motifs de ces changements.

Le décret n°678, signé le 24 septembre par le président Vladimir Poutine, met fin aux fonctions d’Alexeï Mechkov comme ambassadeur de Russie auprès de la France et de Monaco. Nommé à Paris en octobre 2017, le diplomate avait auparavant exercé à deux reprises les fonctions de vice-ministre russe des Affaires étrangères, notamment sur les dossiers européens et les relations avec l’Union européenne, l’OSCE, l’Otan et le Conseil de l’Europe.

Le lendemain, le décret n°679 a officialisé la fin des fonctions d’Andreï Keline comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie auprès du Royaume-Uni. Nommé à Londres en novembre 2019, il avait annoncé en juillet dernier l’achèvement prochain de sa mission. Selon les autorités russes, celle-ci avait effectivement pris fin le 21 juillet 2026. Depuis, l’ambassade est dirigée par un chargé d’affaires, Vassili Tsyganov.

Le décret du 25 septembre constitue ainsi l’officialisation formelle du départ de Keline, sans fournir davantage de précisions sur les raisons de cette décision.

Ces changements interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Moscou et plusieurs capitales européennes depuis le début de la guerre en Ukraine. L’Union européenne a prolongé en juin ses sanctions économiques contre la Russie jusqu’au 31 juillet 2027, avant d’adopter en juillet un 21e paquet de mesures restrictives visant notamment l’énergie, la finance et les technologies sensibles.

Les relations russo-britanniques restent également tendues. Le 18 septembre, Moscou avait convoqué le chargé d’affaires britannique pour protester contre le soutien militaire de Londres à l’Ukraine. Les deux décrets interviennent ainsi dans un environnement diplomatique dégradé, sans établir toutefois de lien officiel entre les deux décisions.