Les géants de l’IA signent à la Maison-Blanche un accord volontaire d’autorégulation

Le président américain, Donald Trump et plusieurs dirigeants des principales entreprises du secteur de l’intelligence artificielle (IA) ont signé mardi un accord volontaire prévoyant la mise en place de mécanismes de contrôle internes et externes. L’initiative intervient alors que les investissements massifs dans cette technologie suscitent aux États-Unis des interrogations sur les risques et les conséquences de l’IA.

Réunis à la Maison-Blanche avec le président de la Chambre des représentants américaine, Mike Johnson, les dirigeants présents ont notamment discuté de la sécurité des systèmes de l’IA et du développement des infrastructures nécessaires à leur déploiement. 

Les investissements dans les centres de données et les équipements informatiques se chiffrent à plusieurs centaines de milliards de dollars et alimentent parallèlement des oppositions locales dans certaines régions.

L’accord, publié par Donald Trump sur son réseau Truth Social, prévoit quatre mesures volontaires. Les entreprises participantes devront notamment instaurer des contrôles internes destinés à surveiller leurs systèmes, recourir à un auditeur externe indépendant et créer, au sein de leurs conseils d’administration, un comité chargé d’examiner les rapports des équipes internes et des évaluateurs externes.

Le texte envisage également que ces mesures puissent, à terme, être intégrées dans des lois ou des réglementations. Donald Trump a indiqué qu’un responsable serait prochainement désigné pour superviser la mise en œuvre de l’accord, après consultation des acteurs du secteur.

Parmi les signataires figurent notamment Dario Amodei (Anthropic), Sundar Pichai (Google), Mark Zuckerberg (Meta), Greg Brockman (OpenAI), Jensen Huang (Nvidia) et Elon Musk, dirigeant de Tesla, SpaceX, X et xAI.

Si Trump a régulièrement mis en avant le potentiel économique de l’IA, Dario Amodei a rappelé mardi que cette technologie comportait « des risques bien réels ».

Le président américain continue par ailleurs, de présenter le développement de l’IA comme une compétition stratégique avec la Chine. Il a toutefois indiqué ne pas vouloir multiplier les initiatives de coopération avec Pékin, estimant que les États-Unis disposent actuellement d’une avance dans ce domaine.