La croissance économique au Maroc a ralenti à 4% au deuxième trimestre 2026, en baisse par rapport aux 5,8% enregistrés au même trimestre de l’année précédente, avec une amélioration du secteur agricole, mais un net ralentissement des activités non agricoles, indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Pour le HCP, « cette évolution recouvre des dynamiques sectorielles contrastées. Les activités non agricoles ont enregistré un net ralentissement de leur croissance, passant de 4,9% à 1,5%, tandis que le secteur agricole a connu une nette accélération, avec une hausse de sa valeur ajoutée de 21,2% contre 8,3% une année auparavant ».
Soutenue principalement par la demande intérieure, cette croissance s’est réalisée dans un contexte marqué par une maîtrise de l’inflation et une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale.
La valeur ajoutée du secteur primaire a enregistré une forte hausse de 20,9% au T2-2026, en raison de l’augmentation de l’activité agricole (+21,2%) et de la pêche (15,9%).
Concernant la valeur ajoutée du secteur secondaire en volume, corrigée des variations saisonnières, elle s’est contractée de 3,9% au deuxième trimestre 2026, après avoir enregistré un accroissement de 5,8% le même trimestre de l’année précédente.
Cette forte baisse résulte de l’effet conjugué du repli des valeurs ajoutées des activités de l’industrie d’extraction de 28,6% et des industries de transformation de 3,2%, ainsi que du ralentissement des activités de construction à 2,8% et de l’électricité et eau à 1,9%.
Pour ce qui est de la valeur ajoutée du secteur tertiaire, elle a enregistré un ralentissement à 4% au cours de ce trimestre, par rapport aux 4,5% le même trimestre de l’année précédente.
Aux prix courants, le produit intérieur brut (PIB) a enregistré, au T2-2026, une hausse de 4,4%, dégageant un ralentissement du niveau général des prix à 0,4%.

