Les Houthis revendiquent des attaques contre des aéroports et des sites militaires en Arabie saoudite

Les Houthis du Yémen ont affirmé mercredi avoir ciblé l’aéroport international du roi Khalid à Riyad, après l’annonce par l’Arabie saoudite de l’interception d’un missile au nord de sa capitale. Cette nouvelle escalade intervient alors que les forces gouvernementales yéménites, appuyées par Riyad, poursuivent leur contre-offensive contre le mouvement rebelle.

« Nos forces armées ont visé l’aéroport du roi Khalid à Riyad à l’aide d’un missile balistique », a déclaré le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree. Le mouvement a également revendiqué des attaques contre les environs de l’aéroport d’Aden, dans le sud du Yémen, où siège le gouvernement internationalement reconnu.

De son côté, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles houthis. Selon son porte-parole, Turki Al-Maliki, un missile visant Khamis Mushait, dans le sud-ouest du royaume, avait déjà été détruit mardi. Un autre projectile a été intercepté mercredi au nord de Riyad. La coalition a affirmé rechercher la plateforme de lancement afin de la détruire.

L’agence officielle du gouvernement yéménite, Saba, a par ailleurs fait état d’attaques de drones explosifs et de deux missiles balistiques contre l’aéroport d’Aden. Les Houthis affirment multiplier les tirs de drones ainsi que de missiles balistiques et de croisière, tout en avertissant les compagnies aériennes que l’espace aérien saoudien n’est « pas sûr ».

La situation s’est fortement dégradée depuis la reprise des hostilités en juillet, après plusieurs années d’accalmie. Début septembre, les Houthis avaient réalisé une avancée rapide sur le littoral de la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le secteur stratégique de Bab el-Mandeb.

En réaction, les forces gouvernementales yéménites ont lancé une contre-offensive avec le soutien aérien de Riyad. Elles revendiquent plus de 1.000 frappes et des gains territoriaux sur plusieurs fronts, notamment autour de Bab el-Mandeb et de Mokha, ainsi que dans le gouvernorat de Marib. Elles affirment également avoir engagé une offensive en direction de Sanaa, contrôlée par les Houthis depuis plus d’une décennie.

Ces affirmations sont toutefois contestées par Yahya Saree, qui dément les revers annoncés par le camp gouvernemental.