La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de nouvelles frappes russes dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre. Des missiles ont touché plusieurs infrastructures énergétiques ainsi qu’un immeuble résidentiel, faisant au moins deux morts et une vingtaine de blessés, selon un bilan provisoire communiqué par le maire de la capitale, Vitali Klitschko.
Au lendemain de cette attaque, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a dénoncé l’absence d’avertissement préalable de la part des partenaires de Kiev concernant les imminents tirs de missiles balistiques russes. Dans un message publié sur le réseau social X, il a affirmé que les systèmes ukrainiens n’avaient détecté les projectiles que lorsqu’ils étaient « pratiquement à l’approche de Kiev ».
Cette situation soulève des interrogations sur le fonctionnement de la coopération en matière de renseignement entre l’Ukraine et ses alliés occidentaux, notamment les États-Unis, dont les informations contribuent à la détection à temps, des menaces aériennes.
Selon le média « Kyiv Independent », des journalistes présents dans la capitale ont entendu des explosions avant le déclenchement des sirènes d’alerte et la réception des alertes sur les téléphones portables. Des scènes similaires auraient été observées la nuit précédente.
Pour autant, les informations disponibles ne permettent pas d’établir que Washington a volontairement interrompu le partage de renseignements. Plusieurs sources ukrainiennes et américaines citées par le média affirment qu’aucune décision de suspension n’a été prise du côté américain.
Les missiles auraient plutôt échappé à la détection suffisamment précoce pour empêcher la transmission d’une alerte anticipée. Des responsables militaires ukrainiens auraient néanmoins demandé des explications à leurs homologues américains.
Ces interrogations interviennent dans un contexte diplomatique tendu. Quelques jours auparavant, le président des Etats-Unis, Donald Trump avait annoncé une trêve énergétique entre Moscou et Kiev, censée mettre fin aux frappes visant les infrastructures énergétiques. L’annonce avait surpris les autorités ukrainiennes, qui affirmaient ne pas avoir été informées au préalable de cette trêve.
Même si Kiev a affirmé avoir suspendu, de son côté, ses attaques contre les raffineries russes, des installations énergétiques ukrainiennes, notamment à Kharkiv, ont été quand même ciblées par les frappes russes dans les jours suivants.

