La Malaisie s’est engagée à œuvrer pour le renforcement de la coopération sécuritaire entre les pays d’Asie du Sud-est, afin de mieux lutter contre la criminalité transnationale.
Cet engagement a été mis en avant à l’issue de la 20e Réunion ministérielle de l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (ASEAN) sur la criminalité transnationale (AMMTC), organisée mardi et mercredi à Makati City, aux Philippines.
Le ministre malaisien de l’Intérieur, Saifuddin Nasution Ismail, a souligné jeudi l’importance du renforcement des relations entre les États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, estimant que l’approfondissement des liens et la compréhension mutuelle entre les pays de la région constituaient des éléments essentiels au maintien de la paix et de la stabilité dans cet espace asiatique, rapporte l’agence de presse Malaisienne Bernama.
Dans une publication sur Facebook, à la suite d’un dîner de gala organisé hier mercredi pour clôturer les travaux, le responsable malaisien a également insisté sur la nécessité de dépasser le cadre des négociations officielles, assurant que les échanges directs entre responsables et les relations établies avec leurs homologues contribuaient à consolider la confiance et à faciliter la coopération régionale.
Cette réunion ministérielle de deux jours a été consacrée au renforcement des réponses communes face à plusieurs formes de criminalité transnationale, notamment les escroqueries en ligne, le blanchiment d’argent, la traite des êtres humains et les activités des réseaux criminels organisés.
En amont de cette rencontre, la Malaisie avait appelé les membres de l’ASEAN à traduire leurs engagements politiques en mesures concrètes sur le terrain. Parmi les priorités évoquées figurent le partage de renseignements, le renforcement des enquêtes financières et la coordination des opérations contre les organisations criminelles opérant dans plusieurs pays.
Kuala Lumpur plaide également pour une intensification de la coopération transfrontalière face à l’évolution des méthodes criminelles, de plus en plus liées aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle.
Cette évolution renforce, selon les orientations défendues par la Malaisie, la nécessité d’une réponse régionale coordonnée, fondée sur l’échange d’informations et une action concertée des services chargés de l’application de la loi.

