La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un financement de 487 millions de dollars au Maroc pour accélérer la transformation structurelle de l’économie marocaine, en soutenant une croissance plus dynamique, inclusive et résiliente aux chocs exogènes et climatiques.
Dans le cadre de sa troisième phase, le Programme d’appui au renforcement de la gouvernance économique et de la résilience au changement climatique (PGRCC-Phase III) vise notamment à renforcer le rôle du secteur privé comme moteur de l’investissement et de la création de valeur, tout en recentrant l’État sur ses fonctions stratégiques, indique la BAD dans un communiqué.
« Notre ambition est d’aider à amortir les chocs exogènes, qu’ils soient économiques, énergétiques ou climatiques. Elle est aussi de consolider les réformes structurelles nécessaires au renforcement durable de la résilience de l’économie marocaine et de favoriser l’investissement privé », a déclaré Abdoulaye Coulibaly, directeur du département de la Gouvernance et des Réformes économiques à la BAD, cité dans le communiqué.
Cette opération s’inscrit dans la vision stratégique du Groupe de la BAD, portée par ses Quatre Points cardinaux et les priorités stratégiques du Royaume visant à accélérer la transformation de l’économie et à renforcer durablement sa résilience.
« Le Maroc a fait le choix de l’action en poursuivant ses réformes malgré les chocs externes. Notre objectif est de soutenir cette dynamique essentielle pour accélérer la transformation de l’économie, soutenir la croissance et créer davantage d’emplois », a souligné de son côté Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la BAD.
Cette troisième phase du programme contribuera également à la consolidation des réformes engagées dans le cadre des phases précédentes, tout en accompagnant le Maroc face aux effets de la crise au Moyen-Orient, qui se traduisent notamment par une hausse des coûts de l’énergie et du transport.
Dans ce contexte, l’opération s’inscrit dans le Cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais (GEFCRF) du Groupe de la Banque. Elle combine ainsi une réponse contracyclique et un renforcement de la résilience, en contribuant à préserver les marges de manœuvre budgétaires et les dépenses prioritaires, tout en maintenant la dynamique des réformes et de l’investissement.

