La Russie a annoncé vendredi le départ d’un premier pétrolier transportant du gazole russe vers ses acheteurs aux Etats-Unis, dans le cadre d’un accord d’approvisionnement conclu au début du mois entre Moscou et Washington.
Cette opération marque le lancement des livraisons annoncées par les deux pays, alors que les volumes prévus doivent être acheminés progressivement vers les États-Unis et les marchés internationaux.
Le ministère russe de l’Énergie a déjà fait savoir que «le premier pétrolier est effectivement en route vers ses destinataires, ses acheteurs. Désormais, ces livraisons se poursuivront régulièrement », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point de presse.
Mercredi, le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak avait indiqué que les deux pays finalisaient les contrats d’approvisionnement en gazole. Le départ du premier navire vers les États-Unis était alors prévu ce jeudi 22 octobre.
Il a précisé que cette première cargaison devait transporter 40.000 tonnes de carburant. D’autres expéditions sont attendues, Moscou affirmant être disposé à répondre à la demande américaine dans la limite de ses capacités de production et d’approvisionnement.
L’accord avait été annoncé au début du mois par le président américain Donald Trump, à l’issue d’un entretien téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Selon les annonces américaines, Moscou devait fournir immédiatement plus de 300.000 tonnes de gazole aux États-Unis et aux marchés mondiaux.
Donald Trump avait également évoqué des livraisons supplémentaires de 500.000 tonnes en novembre, puis d’un million de tonnes «immédiatement après». Trois millions de tonnes additionnelles pourraient ensuite être acheminées dans un délai rapproché, en fonction notamment de la capacité des raffineries russes à produire du gazole.
Vladimir Poutine a présenté ces approvisionnements comme un facteur susceptible de soutenir l’économie mondiale. L’accord suscite toutefois des critiques en Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky a mis en garde contre les conséquences d’un éventuel assouplissement des restrictions visant les exportations russes de carburant, estimant que les recettes générées pourraient contribuer au financement de l’effort de guerre de Moscou.
La mise en œuvre de cet accord russo-américain intervient ainsi dans un contexte où les enjeux énergétiques demeurent étroitement liés aux tensions géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine.

