Nasser Bourita réitère l’engagement du Maroc en faveur de la paix régionale

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, a réitéré l’engagement inébranlable du Royaume en faveur de la paix régionale, vendredi lors d’une conférence ministérielle organisée par le Département d’Etat américain pour commémorer le premier anniversaire des Accords d’Abraham.

Lors de cette rencontre, organisée en mode virtuel avec la participation du Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, et des chefs de diplomatie des Emirats arabes unis, du Bahreïn et d’Israël, M. Bourita a salué « une opportunité de renouveler, ensemble, notre engagement en faveur de la paix ».

En effet, a-t-il assuré, « nous montrons aujourd’hui à toute la région et au monde entier que des actions courageuses doivent être entreprises par chacun d’entre nous afin d’aller plus loin et voir plus grand ».

« La normalisation des relations avec Israël est en effet un événement historique qui mérite d’être commémoré en ce sens qu’elle a suscité un nouvel espoir et ouvert la voie à un élan sans précédent », a fait observer M. Bourita, notant que l’accord USA-Maroc-Israël, signé en décembre dernier, « constitue le socle de cette relation renouvelée ».

La signature de cet accord reflète « les liens profonds entre les Rois du Maroc et l’importante communauté juive marocaine », a-t-il relevé, réitérant l’appréciation sincère du Royaume pour le rôle central des Etats-Unis en tant que « garant de ce processus ».

Préserver, améliorer et donner un sens à la normalisation sont les défis à relever après la réussite de celui de la reprise des relations, a souligné le ministre, citant quatre points à prendre en considération dans ce cadre.
Il s’agit de la nécessité d’œuvrer pour démontrer les bienfaits de la paix et de la sécurité régionales, de relancer le processus de paix, de traiter l’animosité générée par la normalisation avec « vigilance et solidarité » et d’établir un nouvel « ordre régional ».

S’agissant de la relance du processus de paix, une initiative fondamentale, le ministre a indiqué que pour le Maroc, il n’y a pas d’autre alternative à une solution à deux États avec un État palestinien indépendant dans les frontières de juin 1967.

Par ailleurs, le statut d’Al Qods doit être préservé en tant que patrimoine commun de l’humanité et symbole de coexistence pacifique pour les adeptes des trois religions monothéistes, a-t-il insisté, rappelant que le Royaume a « toujours joué un rôle important, mais discret, pour faciliter la paix dans le passé et il est prêt à poursuivre ce rôle aujourd’hui ».

M. Bourita a en outre fait observer que la normalisation n’a pas seulement généré de la sympathie, mais également de l’animosité, laquelle doit être traitée avec « vigilance et solidarité ». « Par exemple et malheureusement, un pays voisin a décidé de rompre ses relations avec le Maroc en prétextant, entre autres, le rétablissement de ses relations avec Israël », a-t-il indiqué.

Le ministre a aussi mis en évidence la nécessité d’établir un nouvel « ordre régional », dans lequel Israël est partie prenante plutôt qu’un « outsider dans sa propre région ».

« Ce nouvel ordre régional ne doit pas être perçu comme étant +contre quelqu’un+ mais plutôt +pour notre bien à tous+. De même, il devrait être fondé sur une évaluation conjointe actualisée, mais aussi sur la manière de générer des opportunités favorisant la stabilité et le développement pour tous », a conclu M. Bourita.

Lors de cette rencontre à distance, Antony Blinken a salué « l’approfondissement des relations diplomatiques » entre le Maroc, le Bahreïn, les Emirats Arabes Unis et Israël un an après la signature des Accords d’Abraham aux « bénéfices qui ne cessent de croître ».

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