Louafa victime de la bourde de la farine avariée?

Le ministre Louafa se serait-il fait tirer les oreilles dans l’affaire de la farine avariée? En tout cas, le ministre ne sait plus comment éteindre l’incendie déclenché par son département, et qui a déchaîné la colère d’une partie des minotiers du pays.

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L’affaire a été relancée par la mise au point de l’ONSSA. L’Office de sécurité sanitaire des produits alimentaires a, en effet, démenti lundi les informations alarmistes largement commentées par la presse. Plutôt que de farine impropre à la consommation, l’Office parle de produits ne respectant pas les critères correspondant à leur appellation.

Autrement dit, mettre l’indication « farine de luxe » sur un sac de farine nationale de blé tendre, de farine fleur…, ne veut pas dire qu’il existe des facteurs d’insalubrité (toxines, moisissures, etc). Pourtant, les médias s’étaient basés sur le communiqué du ministère des Affaires générales et de la Gouvernance.

Dans ce document, le département de Mohamed Louafa faisait état d’avertissements adressés à certaines minoteries sur l’écoulement de farine impropre à la consommation dans certaines régions. Le plus grave, c’est que le communiqué citait les noms d’une demi-douzaine de minoteries.

Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère des professionnels cités. Ces derniers parlent de préjudices sur l’image de leurs marques et menacent de porter l’affaire devant la justice. Chakib Alej, le président de la Fédération Nationale de la Minoterie, a qualifié d’irresponsable le communiqué du département de Louafa. Alors que ce dernier, selon des sources bien informées, ne sait plus comment s’excuser pour cette bourde dont il affirme être la victime plutôt que le responsable.