Israël accepte une réouverture limitée du poste-frontière de Rafah

Israël a annoncé tard ce dimanche 25 janvier, avoir accepté une réouverture limitée du poste-frontière de Rafah reliant le Sud de la bande de Gaza à l’Egypte, dans le cadre du plan de paix en 20 points proposé par le président américain, Donald Trump. 

Cette décision, annoncée par le bureau du Premier ministre, Benyamin Netanyahu, reste toutefois assortie de conditions strictes liées à la question des otages détenus dans l’enclave palestinienne.

Selon le communiqué publié sur la plateforme X, la réouverture du passage se ferait exclusivement pour le transit des piétons et sous réserve de la mise en place d’un «mécanisme d’inspection israélien complet». Le gouvernement israélien précise que cette mesure est conditionnée au retour de l’ensemble des otages israéliens encore en vie, ainsi qu’à un «effort total» du Hamas pour localiser et restituer les dépouilles des captifs décédés.

Le texte indique également que l’ouverture effective du poste-frontière interviendra une fois achevée l’opération de recherche du corps du soldat israélien Ran Gvili, toujours porté disparu. 

Israël a systématiquement lié, ces derniers mois, toute évolution concernant Rafah à la restitution de ce dernier captif présumé détenu dans la bande de Gaza.

Le côté palestinien du poste-frontière de Rafah est totalement fermé depuis mai 2024, dans le cadre de l’offensive israélienne lancée contre Gaza. Cette opération militaire, qui dure depuis près de deux ans, a provoqué une catastrophe humanitaire majeure. Selon les autorités sanitaires locales, plus de 71.400 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, ont été tuées depuis octobre 2023.

La réouverture du passage de Rafah était initialement prévue pour octobre dernier, dans le cadre de la première phase d’un accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, toutefois, Israël ne s’y est pas conformé. Depuis cette première phase, des factions palestiniennes ont libéré 20 captifs israéliens vivants et remis les corps de 27 autres, tandis que le sort du seul otage supposé mort, Ran Gvili demeure incertain.

Par ailleurs, le ministère palestinien de la Santé affirme que l’armée israélienne a commis des centaines de violations du cessez-le-feu, ayant causé la mort d’au moins 484 Palestiniens et fait 1.321 blessés depuis son entrée en vigueur, alimentant les doutes sur la fragilité de la trêve en cours entre Israël et les autorités de Gaza.