Les recettes ordinaires de l’État ont enregistré une importante hausse de 14,2% sur une année, à 424 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, grâce principalement à la nette progression des recettes fiscales, a indiqué le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, lundi à la Chambre des représentants.
Il s’agit d’une importante progression des recettes fiscales qui ont augmenté de 43,8 MMDH, avec un taux de réalisation de 107% par rapport aux prévisions de la LF 2025, a expliqué Fouzi Lekjaa.
Il a ainsi fait état de l’amélioration des recettes de l’impôt sur les sociétés à 91,4 MMDH, de la TVA à 97,7 MMDH et de l’impôt sur le revenu à 65,4 MMDH, avec un taux de réalisation de 107,4%.
Concernant les droits de douane, ils ont augmenté de 12,9% à 17,2 MMDH en 2025, a précisé le ministre, ajoutant que les recettes de la taxe intérieure de consommation (TIC) ont progressé de 13,8% à 41,5 MMDH.
« Cette hausse des recettes fiscales confirme une nouvelle fois la poursuite de la dynamique positive enregistrée au cours des quatre dernières années », a souligné Fouzi Lekjaa, rappelant que les recettes ont réalisé un taux de croissance annuel moyen de 12,4% sur la période 2021-2025.
Cette performance a permis de couvrir l’augmentation des dépenses de personnel, qui ont progressé de 15 MMDH, permettant aux fonctionnaires de bénéficier des hausses salariales décidées dans le cadre du dialogue social.
Elle a également permis de financer le chantier de la généralisation de la protection sociale, dont les dépenses ont atteint 37,7 MMDH en 2025, contre 32 MMDH en 2024, a souligné le ministre.
Autre bénéfice de cette bonne tenue des recettes, leur contribution au maintien de la dynamique de l’investissement public, les émissions ayant augmenté de 7,8 MMDH comparativement à 2024 pour porter le total des paiements à 125,3 MMDH, avec un taux d’émission et de paiement de 76%.
Pour Fouzi Lekjaa, cette amélioration des recettes, conjuguée à une gestion rigoureuse des dépenses, a permis de contenir le déficit budgétaire à 3,5% en 2025, soit le niveau prévu par la loi de finances, tout en ramenant l’endettement du Trésor à 67,2% du PIB, contre 67,7% en 2024.
Cette trajectoire se poursuivra au cours des prochaines années, le déficit budgétaire devant se stabiliser autour de 3% sur la période 2026-2028, « ce qui permettra d’inscrire la dette du Trésor sur une trajectoire baissière pour atteindre 64% du PIB à l’horizon 2028 », a-t-il assuré.
Ces résultats reflètent l’efficacité des choix économiques et financiers adoptés au cours des dernières années, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a fait valoir Fouzi Lekjaa, notant que les chiffres présentés ont été établis conformément aux normes statistiques en vigueur, telles que recommandées par le Fonds monétaire international (FMI).

