L’armée américaine a engagé le retrait de sa dernière base militaire située à Kasrak, relevant de la province de Hassaké située au Nord-est de la Syrie.
Selon des sources locales concordantes, les soldats américains ont entamé l’évacuation progressive de cette installation stratégique, implantée à proximité de la ligne de Tel Tamer.
Au cours des derniers jours, des dizaines de camions logistiques chargés d’équipements et de matériels militaires ont quitté l’enceinte de la base en convois organisés, prenant la direction de la frontière irakienne.
Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de redéploiement amorcée ces dernières semaines.
En effet, au cours du mois dernier, les forces américaines s’étaient déjà retirées de leurs bases implantées dans les régions de Shaddadi et d’al-Tanf, deux points névralgiques du dispositif militaire américain en Syrie.
À ce stade, l’armée américaine maintient encore une présence limitée sur plusieurs sites, notamment à Rmeilan, Harab al-Jir et Life Stone.
Le retrait de la base de Kasrak apparaît toutefois comme un signal fort. Pour de nombreux observateurs, il traduirait la volonté de Washington de mettre un terme à sa présence militaire en Syrie, entamée en 2015 dans le cadre de la coalition internationale engagée contre l’organisation terroriste Daech.
Le quotidien américain The Wall Street Journal a récemment rapporté que l’armée américaine se préparerait à un retrait total de ses quelque mille soldats encore déployés sur le territoire syrien, dans un délai de deux mois.
Ce désengagement interviendrait après l’achèvement du transfert vers l’Irak de membres présumés de Daech.
Si aucune annonce officielle n’a encore confirmé un calendrier précis, la succession des évacuations de bases militaires semble accréditer l’hypothèse d’une sortie progressive et coordonnée des forces américaines de Syrie, marquant ainsi la fin d’un chapitre entamé il y a près d’une décennie.

