Au lendemain d’une flambée de violences déclenchée par l’élimination du narcotrafiquant Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », le Mexique tente de retrouver son calme. À quelques mois de l’accueil de plusieurs matches de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est toutefois voulu rassurant.
Interrogé le 24 février à Barranquilla, en Colombie, en marge d’un événement de la fédération nationale, le dirigeant a affirmé être « très tranquille », assurant que « tout va très bien, tout sera fantastique ». Il a dit faire « pleinement confiance » au Mexique et à sa présidente, Claudia Sheinbaum, précisant être en contact régulier avec les autorités locales.
La mort du chef du cartel Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), considéré comme l’un des criminels les plus recherchés par Washington, a déclenché une série de représailles meurtrières. Des dizaines de morts ont été recensés, des véhicules incendiés, des routes bloquées et des commerces contraints de fermer dans une vingtaine d’États.
Selon les autorités, l’opération militaire et les affrontements qui ont suivi ont coûté la vie à 25 membres de la garde nationale, ainsi qu’à plusieurs agents publics et civils. Quelque 10 000 soldats ont été déployés pour rétablir l’ordre. À Guadalajara, ville hôte de quatre rencontres du Mondial 2026, la tension a été particulièrement vive.
La présidente Claudia Sheinbaum a assuré que « toutes les garanties » seraient apportées aux supporters. Les aéroports de Guadalajara et de Puerto Vallarta fonctionnent de nouveau normalement, tandis que les activités économiques reprennent progressivement.
Si la fédération portugaise a exprimé des réserves sur un match amical prévu à Mexico, le sélectionneur national Javier Aguirre s’est montré confiant. De leur côté, Honda et d’autres acteurs industriels ont temporairement ajusté leurs activités par précaution, dans un pays où l’industrie automobile représente un pilier stratégique de l’économie.

