Le Pentagone a indiqué mardi que 140 militaires américains ont été blessés depuis le début des frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran, une campagne militaire qui s’inscrit dans un contexte d’escalade rapide des tensions au Moyen-Orient, rapporte l’agence de presse turque Anadolu, citant le porte-parole du département américain de la Défense, Sean Parnell.
Selon ce dernier, la majorité des blessures enregistrées restent relativement légères. Sur les 140 soldats touchés, 108 ont déjà pu reprendre leurs fonctions après avoir reçu des soins médicaux.
Les huit militaires les plus gravement atteints bénéficient actuellement «du plus haut niveau de soins médicaux», a précisé le responsable, sans fournir davantage de détails sur leur état de santé ni sur les circonstances exactes dans lesquelles ils ont été blessés.
Ce bilan s’ajoute également aux pertes humaines enregistrées par les forces américaines depuis le début de l’offensive. Huit militaires américains ont été tués au cours des opérations.
À plusieurs reprises, le président américain Donald Trump a reconnu que des pertes étaient probables dans le cadre de cette campagne militaire, tout en affirmant que, selon lui, le conflit pourrait finalement représenter « une excellente affaire pour le monde ».
L’offensive militaire conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a débuté le 28 février et marque une phase particulièrement tendue dans la région. Selon différents bilans, plus de 1 200 personnes auraient été tuées depuis le début des frappes. Parmi les victimes figure notamment le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, dont la mort a profondément bouleversé l’équilibre politique et stratégique au sein de la République islamique.
En réponse aux bombardements américains et israéliens, l’Iran a intensifié ses actions de représailles et ses forces armées ont mené plusieurs attaques de drones et de missiles visant des cibles en Israël ainsi que des pays du Golfe abritant des installations et des bases militaires américaines.

