Le ministère israélien de la Santé a annoncé jeudi que 2.745 personnes ont été blessées depuis la fin du mois dernier à la suite des attaques de missiles et de drones lancées par l’Iran contre le territoire israélien, dans un contexte d’escalade militaire sans précédent entre les deux pays.
Selon le dernier bilan officiel, 85 personnes restent hospitalisées, dont 11 dans un état grave, tandis que la majorité des victimes ont pu quitter les établissements de santé après avoir reçu des soins d’urgence.
Les autorités sanitaires précisent que 179 personnes ont été blessées au cours des dernières vingt-quatre heures, dont quatre victimes présentant des blessures modérées. Dix-huit autres personnes ont été affectées par des ondes de choc, un phénomène fréquemment observé lors d’explosions de missiles interceptés ou d’impacts à proximité des zones habitées.
D’après les données publiées par l’Institut des études sur la sécurité nationale (INSS) de l’université de Tel Aviv, 14 Israéliens ont été tués depuis le début de cette phase du conflit qui a débuté le 28 février, lorsque Israël et les États-Unis ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran, ciblant notamment des installations militaires et des responsables sécuritaires iraniens.
Les autorités israéliennes maintiennent toutefois une censure stricte concernant la diffusion d’informations liées aux victimes provoquées par les missiles iraniens ou par d’éventuelles attaques du Hezbollah.
Les images montrant les sites d’impact ou les dégâts causés par les frappes sont également soumises à des restrictions, les autorités estimant que leur diffusion pourrait fournir des informations sensibles aux adversaires et pourraient créer selon des spécialistes, la panique et un climat de frayeur parmi la population.
Depuis le début de l’offensive américano-israélienne, environ 1.300 personnes auraient été tuées en Iran, selon plusieurs estimations, parmi lesquelles figurent des responsables militaires et sécuritaires de haut rang.
En réponse, Téhéran a multiplié les frappes de drones et de missiles, visant non seulement Israël, mais aussi plusieurs pays de la région. Des attaques ont notamment ciblé la Jordanie, l’Irak et certains États du Golfe qui accueillent des bases militaires américaines, alimentant les craintes d’un élargissement du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient.

