La Corée du Sud appelle ses ressortissants à quitter le Liban ciblé par des frappes israéliennes

Les autorités de la Corée du Sud ont lancé mercredi 18 mars, un appel pressant à ses ressortissants présents au Liban pour qu’ils quittent le pays sans délai, alors que l’intensification des frappes israéliennes fait craindre une détérioration rapide de la situation sécuritaire dans ce pays arabe. 

Dans un communiqué publié ce mercredi, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a «fortement conseillé » aux citoyens de quitter le territoire libanais en empruntant les vols commerciaux encore disponibles.

Cette recommandation intervient dans un contexte d’escalade militaire marqué par la multiplication des opérations israéliennes dans le sud du Liban, notamment des incursions terrestres et des bombardements soutenus. Les autorités sud-coréennes évoquent une aggravation rapide des risques pour les civils, justifiant cet appel à l’évacuation. Selon l’agence Yonhap, environ 120 ressortissants sud-coréens se trouvent actuellement au Liban.

Séoul avait déjà pris des mesures préventives en interdisant les déplacements vers les zones méridionales du pays, proches de la frontière israélienne, désormais au cœur des affrontements.

La situation s’inscrit dans un contexte régional particulièrement tendu. Les frappes israéliennes en cours font suite à une vaste offensive lancée le 28 février par Israël et les États-Unis, contre l’Iran. Cette campagne militaire a déclenché une série de réactions en chaîne à travers la région.

Le Hezbollah libanais a ainsi intensifié ses attaques contre des positions militaires israéliennes à partir du 2 mars, en réponse notamment à l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei lors d’une frappe aérienne conjointe américano-israélienne ciblant des objectifs à Téhéran, la capitale. 

Ces développements interviennent malgré l’existence d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban, entré en vigueur en novembre 2024, désormais fragilisé par la reprise des hostilités.

Le 3 mars, Israël a franchi un nouveau seuil en lançant une incursion terrestre limitée dans le sud du Liban, après avoir intensifié ses frappes aériennes dans les banlieues sud de Beyrouth ainsi que dans plusieurs régions du sud et de l’est du pays.