L’Allemagne prête à contribuer à la sécurisation du détroit d’Ormuz sous condition d’un cessez-le-feu

Le chancelier allemand, Friedrich Merz a affirmé, jeudi, que son pays se tient prêt à participer à une mission internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, à la stricte condition de la fin des hostilités opposant actuellement les États-Unis, Israël et l’Iran.

S’exprimant à Bruxelles en marge d’un sommet de l’Union européenne (UE), Friedrich Merz a insisté sur la nécessité d’un cadre clair avant toute participation allemande à cette éventuelle opération. 

« Nous voulons envoyer un signal clair de disponibilité, mais cela suppose l’arrêt des combats », a-t-il déclaré devant la presse, précisant que toute intervention allemande devra s’inscrire dans un mandat légal international, excluant toute action unilatérale.

Cette prise de position intervient alors que les dirigeants européens examinent les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur la stabilité régionale, la flambée des prix de l’énergie et les perturbations affectant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du transport pétrolier mondial.

Le chancelier allemand a par ailleurs accueilli favorablement les récents signaux envoyés par Washington, laissant entrevoir une possible désescalade. Il s’est dit « reconnaissant » envers le président américain pour sa volonté affichée de mettre fin aux combats.

Toutefois, Friedrich Merz a rappelé que toute avancée diplomatique dépendra de conditions substantielles. Il a notamment appelé l’Iran à renoncer à son programme nucléaire, à cesser ses attaques contre ses voisins et à s’engager dans des négociations crédibles.

Si ces conditions venaient à être réunies « dans les prochains jours », le chancelier estime qu’une issue positive pourrait se dessiner. Il a néanmoins mis en garde contre la complexité et la durée des défis à venir, soulignant que la crise actuelle s’inscrit dans un contexte géopolitique durablement instable.

Berlin affirme rester en étroite coordination avec ses partenaires régionaux et les États du Golfe, dans l’objectif de suivre l’évolution de la situation et de contribuer, le moment venu, à la sécurisation d’un axe maritime vital pour l’économie mondiale.