Le Pakistan espère un accord durable entre Washington et Téhéran après la suspension de la mission américaine dans le détroit d’Ormuz

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué, mercredi, la décision du président américain Donald Trump de suspendre temporairement le « Projet Freedom » dans le détroit stratégique d’Ormuz. Islamabad y voit un signal encourageant susceptible d’ouvrir la voie à un règlement diplomatique durable avec l’Iran.

Dans un message publié sur la plateforme X, le chef du gouvernement pakistanais a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la retenue et du dialogue. « Le Pakistan reste fermement engagé à soutenir tous les efforts favorisant une résolution pacifique des différends », a-t-il déclaré, exprimant l’espoir que la dynamique actuelle permette d’aboutir à un accord garantissant stabilité et sécurité régionales.

Shehbaz Sharif a également salué la réponse qu’il a qualifiée de « généreuse » de Donald Trump aux appels de plusieurs pays alliés, dont celui du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Selon lui, cette décision pourrait contribuer à renforcer les perspectives de paix et de réconciliation dans une région sous haute tension.

La veille, le président américain avait annoncé la suspension du « Projet Freedom », une initiative militaire destinée à sécuriser la liberté de navigation des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Washington justifie ce revirement par des demandes émanant de partenaires internationaux, après avoir revendiqué des « succès militaires considérables » face à Téhéran.

Lancé récemment, le projet prévoyait l’escorte de navires dans ce corridor maritime vital, en dépit de l’opposition de l’Iran, qui exige une autorisation préalable pour tout transit. Les tensions se sont accrues depuis les frappes menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre des cibles iraniennes, suivies de représailles et de perturbations du trafic maritime.

Un cessez-le-feu, instauré le 8 avril grâce à une médiation pakistanaise, n’a pas encore permis d’aboutir à un accord pérenne. Washington a néanmoins prolongé la trêve, tandis que l’Iran a récemment introduit un nouveau mécanisme réglementant le passage des navires dans le détroit, imposant des formalités strictes pour l’obtention d’autorisations de transit.