Au moins neuf personnes ont perdu la vie et plus de vingt autres ont été blessées ce mardi 12 mai, dans une explosion survenue dans un marché très fréquenté de la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa, située au Nord-ouest du pays, selon un responsable de l’administration locale.
Le drame s’est produit dans la ville de Sarai Naurang, située dans le district de Lakki Marwat, une région régulièrement touchée par des violences liées à l’insécurité persistante dans cette partie du Pakistan. Le responsable local, qui s’est exprimé sous couvert de l’anonymat, a indiqué que parmi les victimes figuraient deux agents de la police.
Les circonstances exactes de l’explosion demeurent encore floues. Les autorités n’ont pas déterminé, à ce stade, si la déflagration était causée par un engin explosif improvisé, un attentat-suicide ou un accident. Dans l’immédiat Aucun groupe armé n’a revendiqué l’attaque.
Après l’explosion, les forces de sécurité ont rapidement bouclé le périmètre afin de sécuriser la zone et permettre le déroulement des opérations de secours et les investigations sur le terrain.
Des ambulances et équipes médicales ont été mobilisées pour transporter vers les hôpitaux voisins, les blessés, dont certains seraient dans un état critique, selon des sources hospitalières locales.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de recrudescence des violences dans les régions du Nord-ouest du Pakistan, où les groupes armés multiplient depuis plusieurs années, les attaques contre les forces de sécurité, les infrastructures publiques et les populations civiles.
Les autorités pakistanaises accusent régulièrement le Tehreek-i-Taliban Pakistan (TTP) de mener ces opérations depuis des sanctuaires situés de l’autre côté de la frontière, en Afghanistan. Des accusations rejetées par les autorités afghanes, qui affirment que le mouvement ne dispose d’aucune base-arrière opérationnelle sur le territoire afghan.
Cette explosion relance ainsi les inquiétudes autour de la sécurité intérieure du Pakistan et de la stabilité dans les zones frontalières avec l’Afghanistan.

