Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy a accusé mardi 12 mai, la Russie d’avoir mis fin au cessez-le-feu partiel en lançant une vaste offensive aérienne contre plusieurs régions du pays au cours de la nuit. Selon Kiev, plus de 200 drones, plus de 80 bombes aériennes et une trentaine de frappes auraient été menés par les forces russes en territoire ukrainien.
Dans une déclaration officielle, le dirigeant ukrainien a affirmé que les systèmes de défense antiaérienne avaient intercepté plusieurs drones dans les régions de Dnipro, Jytomyr, Mykolaïv, Soumy, Kharkiv et Tchernihiv, ainsi qu’à Kiev et dans sa périphérie. Il a également indiqué que des infrastructures énergétiques, des immeubles résidentiels et un jardin d’enfants avaient subi d’importants dégâts.
Par ailleurs, une locomotive civile aurait été touchée dans la région de Dnipropetrovsk, illustrant, selon les autorités ukrainiennes, l’intensification des attaques visant les infrastructures essentielles du pays.
De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé sur Telegram que ses forces avaient abattu 31 drones ukrainiens depuis minuit au-dessus des régions russes de Belgorod, Volgograd, Voronej et Rostov. Moscou accuse régulièrement Kiev de mener des attaques transfrontalières contre son territoire.
Les affirmations des deux camps restent toutefois difficiles à vérifier de manière indépendante en raison des restrictions imposées par le conflit et de l’absence d’accès direct aux zones concernées.
Cette nouvelle escalade intervient au lendemain de l’expiration du cessez-le-feu de trois jours proposé par le président américain Donald Trump. Annoncée vendredi, cette trêve, en vigueur du 9 au 11 mai, devait également permettre un échange de 1.000 prisonniers de chaque côté et ouvrir la voie à une désescalade.
Avant cette initiative, Moscou avait déjà décrété un cessez-le-feu unilatéral à l’occasion des célébrations du Jour de la Victoire. Malgré ces annonces successives, Kiev et Moscou se sont mutuellement accusés d’avoir violé les engagements pris, soulignant la fragilité persistante de toute tentative de trêve dans ce conflit.

