La tension demeure vive au Moyen-Orient alors qu’Israël a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses opérations militaires au Liban, rejetant les mises en garde de l’Iran. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que son pays n’accepterait aucune condition imposée par Téhéran concernant ses actions contre le Hezbollah sur le territoire libanais.
Cette déclaration intervient après une nouvelle poussée de violence entre Israël et l’Iran. Téhéran a revendiqué plusieurs tirs de missiles visant Israël dimanche soir et lundi, affirmant agir en représailles à un bombardement israélien mené contre des positions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Si les autorités iraniennes ont annoncé la fin de ces frappes, elles ont également averti qu’une poursuite des opérations israéliennes dans le sud du Liban entraînerait une réponse plus sévère.
Sur le terrain, les bombardements israéliens se sont poursuivis, notamment dans la région de Tyr, ville historique située à une vingtaine de kilomètres de la frontière israélienne. Selon les autorités libanaises, plusieurs frappes ont touché des secteurs proches de sites archéologiques classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Face à cette situation, le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a lancé un appel à la communauté internationale afin de préserver les richesses patrimoniales du pays. Il a notamment exhorté les belligérants à épargner les ruines de Tyr, qu’il a qualifiées de patrimoine commun de l’humanité.
Les responsables du secteur archéologique font état de dégâts significatifs. Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques du sud du Liban, a évoqué les dommages les plus importants enregistrés depuis le début du conflit. Des fragments architecturaux, des mosaïques, des colonnes et plusieurs éléments historiques auraient été touchés par les débris provoqués par les explosions.
Les experts n’ont toutefois pas encore pu accéder aux zones concernées pour procéder à une évaluation complète des dégâts. Depuis la fin du précédent conflit en 2024, plus de 70 sites patrimoniaux libanais bénéficient d’une protection renforcée provisoire accordée par l’UNESCO, dans un contexte de menaces croissantes pesant sur l’héritage culturel du pays.

