Le milliardaire américain Bill Gates doit être entendu mercredi par une commission d’enquête de la Chambre des représentants des États-Unis chargée d’examiner les ramifications de l’affaire Jeffrey Epstein. Cette audition, organisée à huis clos au Capitole à Washington, s’inscrit dans le cadre des investigations menées par les parlementaires sur les relations entretenues par plusieurs personnalités influentes avec le financier américain, décédé en 2019 avant son procès pour trafic sexuel.
Le cofondateur de Microsoft a indiqué, par l’intermédiaire de son porte-parole, être disposé à coopérer pleinement avec les enquêteurs. Lors de l’annonce de son audition en avril dernier, son entourage avait souligné que Bill Gates n’avait « jamais assisté ni participé à une quelconque activité illégale » liée à Jeffrey Epstein et souhaitait contribuer au travail de clarification entrepris par le Congrès.
Cette audition intervient plusieurs mois après des déclarations du milliardaire reconnaissant que sa relation avec Epstein avait constitué une « énorme erreur ». Selon des propos rapportés par le Wall Street Journal à partir d’un enregistrement audio, Bill Gates avait admis avoir commis une faute de jugement en fréquentant l’ancien financier et en l’introduisant auprès de certains responsables de sa fondation. Il avait toutefois affirmé n’avoir été témoin d’aucune activité illégale.
D’après ses propres déclarations, les contacts entre les deux hommes auraient débuté en 2011, soit plusieurs années après qu’Epstein eut plaidé coupable dans une affaire impliquant des mineures. Plusieurs documents rendus publics par le ministère américain de la Justice mentionnent également le nom de Bill Gates. Toutefois, la présence d’une personnalité dans les archives de l’affaire ne constitue pas en soi la preuve d’un comportement répréhensible.
La commission parlementaire a déjà entendu plusieurs responsables politiques et personnalités publiques, parmi lesquels l’ancien président américain Bill Clinton et l’actuel secrétaire au Commerce Howard Lutnick. Ces auditions s’inscrivent dans un contexte de fortes demandes de transparence autour du dossier Epstein, qui continue d’alimenter le débat politique aux États-Unis.
Le ministère américain de la Justice affirme pour sa part avoir rendu publics l’ensemble des documents dont la divulgation était légalement autorisée.

