La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a averti lundi que la Russie préparait, selon les renseignements dont dispose l’Union européenne, de nouveaux actes de sabotage et des attaques visant les démocraties européennes. Elle a appelé les États membres à renforcer leur vigilance et à privilégier une réponse préventive face à ces menaces.
S’exprimant avant une réunion des ministres de la Défense de l’UE à Bruxelles, Kaja Kallas a affirmé que les services de renseignement européens avaient identifié des préparatifs attribués à Moscou. Selon elle, ces actions viseraient notamment à « diviser notre société » et à intimider les populations afin de réduire leur soutien à l’Ukraine.
La haute représentante de l’UE a insisté sur la nécessité pour les États membres de pouvoir agir avant la survenue d’éventuelles attaques. Les ministres doivent notamment examiner les moyens de renforcer la réponse européenne aux menaces hybrides, ainsi qu’un projet de protocole d’urgence susceptible d’être activé lorsqu’un État membre est confronté à une menace de cette nature.
La réunion ministérielle doit également être consacrée au renforcement des capacités de défense européennes, à la poursuite du soutien à l’Ukraine et à l’évolution de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.
Kaja Kallas a souligné que les investissements européens dans le secteur de la défense avaient progressé, tout en estimant que plusieurs lacunes capacitaires demeuraient. Elle a appelé les États membres à poursuivre leurs efforts afin de renforcer la préparation et les capacités de l’Union face à l’évolution de l’environnement sécuritaire.
Le Moyen-Orient figure également à l’ordre du jour. La responsable européenne a estimé que l’opération navale Aspides nécessitait des moyens supplémentaires, notamment des bâtiments capables d’assurer l’escorte des navires commerciaux transitant par le détroit de Bab el-Mandeb.
L’UE doit ainsi examiner la possibilité d’affecter temporairement à Aspides certains navires proposés dans le cadre d’une « coalition des volontaires », distincte du dispositif européen. Cette option vise à renforcer les capacités disponibles pour sécuriser les routes maritimes stratégiques dans la région.
