À une semaine de la présidentielle au Brésil, Lula et Flávio Bolsonaro s’affrontent dans une campagne très disputée

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et le sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, se retrouvent au cœur d’une campagne présidentielle particulièrement disputée. Le premier tour est prévu le 4 octobre, tandis qu’un second tour pourrait se tenir le 25 octobre.

À quelques jours du scrutin, les enquêtes d’opinion font apparaître une compétition serrée entre les deux principaux candidats. Une enquête Quaest publiée le 21 septembre créditait Lula de 37% des intentions de vote au premier tour, contre 33% pour Flávio Bolsonaro, dans la marge d’erreur de deux points. Dans un scénario de second tour, les deux candidats étaient également donnés au coude-à-coude, avec 42% pour Flávio Bolsonaro contre 41% pour Lula.

La campagne reste marquée par une forte polarisation politique. Lula, qui brigue un quatrième mandat non consécutif, met en avant la souveraineté du Brésil et critique ce qu’il présente comme des tentatives d’ingérence étrangère. Lors de son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, il a notamment affirmé que le Brésil n’était « dans l’arrière-cour de personne ».

Le président sortant défend également son bilan économique et social, tout en faisant face aux critiques liées au ralentissement de l’activité et à l’insécurité. Son parcours reste par ailleurs marqué par une condamnation pour corruption annulée ultérieurement pour des raisons de procédure.

Face à lui, Flávio Bolsonaro se présente comme le candidat de la droite et met notamment l’accent sur la lutte contre la criminalité et la corruption. Sa candidature intervient alors que son père, Jair Bolsonaro, est sous le coup d’une condamnation et d’une mesure de détention à domicile liées aux événements postérieurs à la présidentielle de 2022.

Le sénateur bénéficie par ailleurs d’un environnement politique international dans lequel plusieurs dirigeants de droite affichent leur soutien, même si Donald Trump n’a pas officiellement apporté son soutien à sa candidature.

Avec 158,8 millions d’électeurs inscrits, le scrutin constitue l’un des principaux rendez-vous politiques de l’année en Amérique latine.