La Grèce accède à la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mois d’octobre

La Grèce prend, à compter du 1er octobre, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, pour la deuxième et dernière fois durant son mandat de membre élu pour la période 2025-2026 et prendra fin le 31 décembre, rapporte le quotidien grec eKathimerini.

La Grèce avait déjà assuré la présidence du Conseil en mai 2025. Durant ce nouveau mandat mensuel, les travaux seront présidés par l’ambassadrice grecque auprès des Nations unies, Aglaia Balta.

Cette présidence intervient dans un contexte particulièrement chargé, marqué par plusieurs conflits et crises internationales, mais aussi par de profondes divergences entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité autour de certains dossiers comme le conflit russo-ukrainien ou irano-américain.

La guerre en Ukraine figure parmi les principaux dossiers à l’ordre du jour, aux côtés de la situation à Gaza, des tensions impliquant l’Iran au sujet du trafic dans le détroit d’Ormuz. Le Conseil doit également suivre la guerre au Soudan et la crise sécuritaire en Haïti, où les violences armées ont entraîné le déplacement de près de 1,5 million de personnes.

Le 29 septembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a d’ailleurs renouvelé pour six mois, le mandat d’une force internationale chargée de lutter contre les gangs en Haïti, à l’approche des élections prévues dans ce pays en décembre prochain.

La session d’octobre pourrait également marquer une étape importante dans la désignation du prochain secrétaire général de l’ONU. Selon la Charte des Nations unies, celui-ci est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. 

Un accord entre les 15 membres, sans recours au veto par l’un des cinq membres permanents, pourrait permettre de formuler cette recommandation sous la présidence grecque. Le successeur d’Antonio Guterres doit prendre ses fonctions le 1er janvier 2027.

Le ministre grec des Affaires étrangères, George Gerapetritis a souligné que cette présidence intervenait à «un moment particulièrement critique». Athènes entend privilégier la concertation, le règlement pacifique des différends et la recherche de consensus et souhaite également mettre en avant la réforme du Conseil de sécurité, plaidant pour une représentation accrue de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que pour l’adhésion de l’Inde comme membre permanent.