Le consulat britannique à Jérusalem-Est a officiellement cessé ses opérations jeudi, un mois après l’annonce par Londres de sanctions visant des entreprises liées aux colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Malgré cette fermeture, une équipe réduite de diplomates britanniques est autorisée à rester sur place afin d’assurer certaines activités.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a confirmé la fin des activités du consulat, précisant que 20 diplomates, dont le consul général, devraient quitter Israël. Les autorités israéliennes ont toutefois accepté le maintien d’une « task force » composée de sept diplomates britanniques, qui continueront à travailler depuis le bâtiment consulaire, propriété du Royaume-Uni.
Selon Gideon Saar, leur champ d’activité sera désormais « très limité ». Le ministre a également indiqué que le dialogue entre les gouvernements israélien et britannique se poursuivrait et que Londres avait accepté de ne pas prendre de nouvelles mesures contre Israël en réaction à la fermeture du consulat.
De son côté, le ministère britannique des Affaires étrangères a précisé que le bâtiment ne fermerait pas ses portes et porterait désormais le nom de « mission du Royaume-Uni à Jérusalem ». Cette structure continuera notamment à fournir des services essentiels et à maintenir ses activités auprès de la population palestinienne.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Londres et Tel-Aviv. Le Royaume-Uni avait annoncé le mois dernier, avec plusieurs pays occidentaux, des sanctions économiques visant des entreprises commerçant avec les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, considérées comme illégales au regard du droit international.
Israël avait réagi en annonçant la fermeture du consulat et en prenant d’autres mesures, dont l’interdiction d’entrée sur son territoire visant 11 députés britanniques.
Le consulat se trouve à Jérusalem-Est, contrôlée par Israël depuis 1967. Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, une position qui n’est pas reconnue par la majorité de la communauté internationale.

