L’Union européenne (UE) n’envisage aucune levée de sanctions contre la Russie tant que Moscou poursuivra la guerre en Ukraine, a affirmé vendredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’occasion du sommet européen auquel prend part le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Bruxelles prépare parallèlement un 22ᵉ paquet de sanctions afin d’accentuer la pression sur les autorités russes.
« Nous ne lèverons aucune sanction tant que la Russie n’arrête pas la guerre », a déclaré Ursula von der Leyen. Elle a également accusé Moscou de ne pas avoir respecté le cessez-le-feu énergétique soutenu par le président américain, affirmant que la Russie avait, au contraire, intensifié ses attaques. Selon elle, cette situation justifie un renforcement des pressions européennes.
La présidente de la Commission a par ailleurs, évoqué les perspectives d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, saluant l’ouverture de deux nouveaux groupes de négociation et les réformes engagées en ce sens, par le Parlement ukrainien.
Les discussions du sommet portent également sur les préparatifs de l’hiver, alors que les infrastructures énergétiques et hydrauliques ukrainiennes restent exposées aux frappes russes, ainsi que sur les besoins financiers et militaires de Kiev pour 2026 et 2027.
Le président du Conseil européen, António Costa a lui aussi, réaffirmé la détermination des Vingt-Sept à maintenir leur soutien à Kiev. « Ce n’est pas le moment de retirer le soutien à l’Ukraine, ni d’alléger les sanctions contre la Russie », a-t-il déclaré, plaidant pour une intensification de l’aide européenne et des pressions sur Moscou afin de parvenir à un véritable cessez-le-feu et d’engager des négociations de paix.
S’adressant à Volodymyr Zelensky, il a également assuré que l’Union accompagnerait l’Ukraine dans son effort de guerre comme dans son ambition de rejoindre le bloc européen.
Le président ukrainien a remercié les Vingt-Sept pour leur soutien et placé l’énergie au premier rang des priorités de son pays. Estimant qu’aucun signe ne témoignait d’une volonté russe de mettre fin au conflit, il a insisté sur la nécessité d’un soutien hivernal couvrant l’approvisionnement énergétique, la défense aérienne et le financement. Kiev entend, de son côté, poursuivre les réformes afin d’ouvrir les deux derniers groupes de négociation d’adhésion d’ici à la fin de l’année.

