L’ancien président vénézuélien, Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont plaidé non coupables jeudi devant un tribunal fédéral de New York, où ils font désormais face à des accusations de complot en vue de commettre des actes de torture contre des opposants politiques. L’ex-dirigeant a dénoncé des « fausses accusations », tandis que son épouse a affirmé être «complètement innocente».
Au cours d’une audience d’une trentaine de minutes, Nicolas Maduro, âgé de 63 ans, a contesté l’ensemble des éléments présentés par l’accusation. Interrogé par le juge, Alvin Hellerstein sur son plaidoyer, il a maintenu son rejet des faits qui lui sont reprochés. Cilia Flores, 70 ans, a également nié toute responsabilité dans cette affaire.
Les nouvelles charges, ajoutées la semaine précédente aux poursuites initiales, concernent des actes de torture présumés commis sous la présidence de Maduro, entre mars 2013 et janvier 2026.
L’acte d’accusation évoque notamment le cas d’un officier militaire arrêté en 2013, soupçonné par le pouvoir de préparer un coup d’État. Selon les procureurs, cet homme aurait été transféré aux services de renseignement militaire, où il aurait subi des coups et des décharges électriques répétées.
Le document mentionne également des sévices qui auraient été infligés à des opposants après les manifestations antigouvernementales de 2014, ainsi que des violences présumées contre des ressortissants américains détenus au Venezuela en 2022 et en 2025. Ces faits constituent, à ce stade, des allégations judiciaires contestées par les accusés.
Maduro et son épouse sont détenus dans une prison de Brooklyn depuis leur capture par l’armée américaine au début de janvier. Ils étaient initialement poursuivis pour leur implication présumée dans un vaste trafic de cocaïne entre le Venezuela et les États-Unis.
L’ancien chef d’État avait déjà contesté la légalité des poursuites dont il fait l’objet, invoquant notamment son immunité en tant que dirigeant étranger. Cette question n’a pas encore été tranchée sur le fond. De son côté, Cilia Flores s’est vu refuser une demande de remise en liberté pour raisons médicales, le juge estimant notamment qu’elle présentait un risque élevé de fuite.
Depuis la capture de Maduro, la présidence par intérim du Venezuela est assurée par Delcy Rodriguez, dans un contexte politique évoluant sous de fortes pressions de l’Administration américaine de Donald Trump.

