Le président russe, Vladimir Poutine et Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain Donald Trump, ont entamé mercredi 21 octobre, une rencontre à Saint-Pétersbourg en Russie, consacrée entre autres, au conflit en Ukraine, aux approvisionnements énergétiques et aux perspectives de relance des relations économiques entre Moscou et Washington.
Au début de la rencontre, Vladimir Poutine a exprimé la volonté de son pays de rétablir sa coopération économique avec les États-Unis, évoquant notamment la possibilité d’accroître les livraisons d’engrais russes destinés au marché américain, dans un contexte marqué par les enjeux géopolitiques liés aux échanges commerciaux et à la sécurité des approvisionnements.
Le chef de l’État russe a également affirmé que les prix du diesel avaient diminué de 5 à 6 % à la suite de l’accord russo-américain sur les approvisionnements en ce carburant.
Steve Witkoff a, pour sa part, remercié Vladimir Poutine, au nom de Donald Trump, pour cet accord, soulignant ainsi la place des questions énergétiques dans les échanges entre les deux pays.
Abordant avec l’émissaire américain la situation au Moyen-Orient, le président Poutine a exprimé le souhait de connaître l’évaluation de Donald Trump concernant la situation autour de l’Iran, précisant que Moscou était disposé à contribuer à la résolution du conflit américano-iranien.
S’agissant de l’Ukraine, le président russe a rappelé que son homologue américain avait insisté, lors de leur dernier entretien téléphonique, sur la nécessité de mettre fin aux hostilités afin d’éviter de nouvelles pertes humaines.
Steve Witkoff a qualifié de « productifs » les pourparlers de mardi dernier à Oslo, consacrés au conflit ukrainien, faisant état de progrès. « Des bases substantielles sont déjà en place pour avancer vers la fin du conflit en Ukraine », a-t-il déclaré.
L’émissaire américain a également exprimé l’espoir de voir le président Vladimir Poutine accepter d’envisager la reprise des négociations trilatérales réunissant la Russie, les États-Unis et l’Ukraine, précisant que ces discussions pourraient notamment permettre d’examiner des questions techniques liées au règlement du conflit.

