La Chambre des représentants a adopté, jeudi, par 204 voix pour et 127 contre, le programme gouvernemental présenté en séance plénière par la Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, devant les deux Chambres du Parlement.
Répondant aux interventions des groupes et du groupement parlementaires sur le programme gouvernemental, Mme El Mansouri a défendu un projet « nouveau et ambitieux », précisant que la « rupture » escomptée porte sur les méthodes de gestion et la mise en œuvre des projets.
Pour la Cheffe du gouvernement, la coalition entre les quatre partis repose sur la convergence et la complémentarité de leurs programmes électoraux, plutôt que sur la quête d’une majorité numérique.
Appelant à un débat politique de meilleure qualité et à une écoute réciproque, Mme El Mansouri a conclu en soulignant que « les citoyens attendent des résultats et que le gouvernement sera au rendez-vous ».
Côté opposition, les groupes et le groupement parlementaires estiment que le programme gouvernemental manque d’identité politique et de vision réformatrice claire, relevant l’absence d’indicateurs précis et d’échéances définies pour la mise en œuvre des engagements économiques et sociaux.
Sur le plan socio-économique, le groupe RNI a attiré l’attention sur le paradoxe entre l’aisance macroéconomique dont « a hérité le gouvernement » et le recul flagrant par rapport à ses engagements électoraux.
La prise des rênes de la gestion dans un contexte de baisse de l’inflation à moins de 1%, d’un taux de croissance frôlant les 5% et de réduction du déficit budgétaire à 3%, exigeait la présentation d’un programme plus ambitieux, estime le groupe parlementaire de l’opposition.
Après le programme gouvernemental, place au PLF 2027. Les deux Chambres du Parlement tiennent, ce vendredi, une séance plénière commune consacrée à la présentation du Projet de Loi de Finances pour l’année budgétaire 2027 par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa.

