Le nouveau parti japonais Centrist Reform Alliance s’est imposé jeudi comme la principale force de l’opposition à la Chambre des représentants, marquant une recomposition notable du paysage politique au Japon, à l’approche des élections législatives anticipées prévues le 8 février.
La formation centriste a annoncé l’engagement de plus de 220 candidats, affirmant son ambition de concurrencer directement la coalition conservatrice actuellement au pouvoir à Tokyo.
Créée à partir du rassemblement de membres issus de deux anciennes formations de l’opposition à savoir : le Parti démocrate constitutionnel du Japon (CDPJ) et le Komeito, la formation Centrist Reform Alliance se positionne comme une alternative modérée face à la coalition dirigée par la Première ministre, Sanae Takaichi.
Cette coalition à la tête d’un exécutif formé en octobre dernier avec le Parti de l’innovation du Japon, gouverne avec une majorité étroite à la Chambre basse et demeure minoritaire à la Chambre des conseillers.
Lors de la convention inaugurale du parti, son co-chef et ancien dirigeant du CDPJ, Yoshihiko Noda, a présenté la nouvelle formation comme « un défi lancé par des personnes réunies autour d’une idée centriste », selon des propos rapportés par l’agence Kyodo News. Il a souligné la volonté du parti de recentrer le débat politique sur les préoccupations quotidiennes des citoyens.
La Centrist Reform Alliance entend notamment répondre à la hausse persistante du coût de la vie. Parmi ses propositions phares figure l’instauration d’un taux zéro de taxe à la consommation sur les produits alimentaires, mesure destinée à soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus affectés par l’inflation.
Alors que la dissolution de la Chambre des représentants par la Première ministre est attendue vendredi, le parti a officialisé une première liste de 227 candidats pour les 465 sièges en jeu lors du scrutin. Cette stratégie vise à capitaliser sur le mécontentement d’une partie de l’électorat et à s’imposer comme une force parlementaire incontournable.
Dans le système parlementaire japonais, l’obtention d’au moins 233 sièges à la Chambre basse est nécessaire pour désigner un Premier ministre. Un seuil que la Centrist Reform Alliance ambitionne d’atteindre afin de peser durablement sur la gouvernance du pays.

