Les électeurs au Danemark ont commencé à se rendre aux urnes ce mardi 23 mars, pour des élections législatives particulièrement ouvertes, marquées par une forte incertitude quant à la future majorité au parlement.
La Première ministre sortante, Mette Frederiksenen poste depuis 2019, apparaît néanmoins en position favorable pour briguer un troisième mandat consécutif à la tête du gouvernement du Danemark.
Dès les premières heures de cette journée à Copenhague, des files d’électeurs se sont formées devant les bureaux de vote, témoignant d’une mobilisation soutenue.
L’issue du scrutin demeure néanmoins incertaine, mais la dirigeante sociale-démocrate pourrait conserver le pouvoir grâce à son rôle dans la stabilité du pays dans un contexte international tendu.
Sa fermeté face au président américain, Donald Trump, notamment sur la question du Groenland, a renforcé sa stature. « Elle incarne une figure de rassemblement dans un monde marqué par l’insécurité », souligne l’analyste, évoquant également les préoccupations liées à la guerre en Ukraine et aux survols de drones dans la région.
Les derniers sondages accordent une légère avance au bloc de gauche, sans pour autant garantir une majorité au sein du Folketing (parlement), qui compte 179 sièges ce qui complique la formation du futur gouvernement.
Le politologue OleWaever estime qu’une coalition de droite serait difficile à mettre en place, en raison des divergences entre les partis centristes et les formations d’extrême-droite.
Les territoires autonomes, notamment le Groenland et les îles Féroé, pourraient jouer un rôle décisif dans l’équilibre parlementaire. Par ailleurs, les électeurs restent sensibles aux enjeux nationaux, tels que le coût de la vie, la protection sociale et les questions environnementales.
La campagne électorale a notamment mis en lumière les préoccupations liées à la qualité de l’eau potable et au modèle agricole intensif, ainsi que les débats sur l’immigration, thème récurrent dans le paysage politique danois.
À l’approche de la fermeture des bureaux de vote, prévue en soirée, l’attention se porte désormais sur les premières estimations, qui devraient dessiner les contours d’un Parlement fragmenté et d’intenses négociations politiques à venir.

