L’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro comparaît de nouveau, jeudi, devant un tribunal fédéral de New York, dans une affaire judiciaire aux répercussions internationales. Détenu depuis début janvier au Metropolitan Detention Center de Brooklyn, à la suite de sa capture par l’armée américaine, l’ex-dirigeant de 63 ans fait face à de lourdes accusations liées au trafic de drogue.
Cette audience, essentiellement consacrée à des questions de procédure, intervient après une première comparution le 5 janvier devant le tribunal fédéral du district sud de Manhattan. Lors de cette précédente séance, Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été formellement inculpés. L’ancien chef d’État, qui se considère toujours comme le président en exercice, avait alors dénoncé un « enlèvement » et revendiqué le statut de « prisonnier de guerre ».
Poursuivi pour quatre chefs d’accusation, dont narcoterrorisme, Nicolas Maduro est soupçonné par Washington d’avoir orchestré et protégé un vaste réseau de trafic de drogue, en lien avec des groupes de guérilla et des cartels criminels. Son épouse est, quant à elle, accusée d’avoir servi d’intermédiaire entre narcotrafiquants et hauts responsables politiques.
Les deux accusés plaident non coupable. Leurs avocats contestent la validité de la procédure, invoquant une atteinte aux droits constitutionnels garantis par le sixième amendement. Selon la défense, les sanctions internationales empêchent le Venezuela de financer correctement leur représentation légale, limitant ainsi leur accès à un avocat de leur choix.
Le dossier est examiné par le juge Alvin Hellerstein, figure expérimentée du système judiciaire américain, déjà en charge de plusieurs affaires majeures liées au narcotrafic vénézuélien.
Pendant ce temps, à Caracas, le pouvoir en place, désormais dirigé par Delcy Rodríguez, tente d’apaiser les tensions avec Washington, alors que des mobilisations populaires continuent d’exiger la libération de l’ancien président.

