Les prix du pétrole ont nettement progressé mardi, portés par les inquiétudes croissantes liées à l e court ultimatum accordé par le président américain Donald Trump à l’Iran pour capituler.
À l’approche de l’échéance fixée par Washington pour parvenir à un cessez-le-feu conformément aux conditions des USA, les marchés énergétiques ont réagi avec nervosité, reflétant la crainte d’une escalade militaire majeure au Moyen-Orient.
Vers 06h30 GMT, le baril de Brent affichait une hausse de 1,5 %, atteignant environ 111,4 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) progressait plus fortement, de 2,7 %, pour s’établir à 115,3 dollars.
Cette flambée traduit l’anticipation d’éventuelles perturbations de l’offre mondiale du brut, dans une région stratégique pour la production et l’acheminement des hydrocarbures.
La tension s’est accentuée après des déclarations particulièrement menaçantes du président républicain des Etats-Unis, Donald Trump qui a averti qu’à défaut d’un accord avant mardi à 20h00 (EDT), soit minuit GMT, les États-Unis pourraient lancer des frappes d’envergure contre des cibles civils et économiques en Iran.
Le dirigeant américain a évoqué la possibilité d’«anéantir» l’ensemble du territoire iranien «en une seule nuit», des propos qui ont immédiatement fait réagir les marchés pétroliers et suscité des inquiétudes au sein de la communauté internationale.
Dans ce contexte explosif, Israël a également renforcé son dispositif de précaution, appelant les citoyens iraniens à éviter les zones ferroviaires, signalant un risque accru de frappes à proximité des infrastructures de transport, considérées comme des cibles potentielles en cas d’intensification des opérations militaires.
Au-delà des enjeux militaires, cette montée des tensions pèse lourdement sur l’économie mondiale. Les investisseurs redoutent des perturbations des flux pétroliers dans le Golfe, dont le détroit d’Ormuz constitue un corridor vital pour l’approvisionnement énergétique international.
Dans ce climat d’incertitude, les marchés restent suspendus aux tous prochains développements diplomatiques et militaires, tandis que le spectre d’un conflit régional élargi continue de faire grimper les prix et d’alimenter la volatilité.

